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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (21,1-4)

En ce temps-là,
comme Jésus enseignait dans le Temple,
levant les yeux, il vit les gens riches
qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.

Il vit aussi une veuve misérable
y mettre deux petites pièces de monnaie.

Alors il déclara :
« En vérité, je vous le dis :

cette pauvre veuve  a mis plus que tous les autres.

Car tous ceux-là, pour faire leur offrande,
ont pris sur leur superflu mais elle,

elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Lundi 23 novembre 2020

Nous sommes toujours au Temple et Jésus enseigne. Il nous enseigne. Et il le fait à partir de ce qu’il voit ! Retenons cela : dans la méthode jociste du voir-juger-agir, le premier temps, c’est le VOIR. Que voyons-nous ?

Lui voit le contraste entre les gros billets des uns et les petites pièces de cette femme qui est veuve et non seulement pauvre mais misérable.

Rarement les inégalités auront été aussi manifestes que pendant ces périodes de confinement même si, dans notre pays, l’Etat joue un rôle protecteur important. Il est normal qu’on se demande comment les plus riches vont contribuer à l’effort collectif pour que la richesse soit mieux répartie en fonction des besoins. A ce propos, avons-nous pensé au denier de l’Eglise ? Et à la quête dominicale ?

L’opposition indigence / superflu nous interpelle aussi au niveau de notre consommation. C’est une des grandes questions posées à la fois par la crise climatique et par la crise du Covid. Avec une application à Noël : comme le suggère François, non pas qu’est-ce que je vais acheter, mais qu’est-ce que je vais donner ?

Car voyant cette veuve, Jésus se sent très proche d’elle : il va lui aussi, dans quelques jours, tout donner, se donner totalement. Et nous, comment nous donnons-nous ?

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