Jubilé du bienheureux Vladimir Ghika

Prêtre fondateur de la paroisse

Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Villejuif (1927-1931)

du 7 au 16 mai 2023

Célébrations, vénération des reliques, conférences

A Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, 9 rue Sacco et Vanzetti

6 au 7 mai 2023 : 20h30 – 8h30 : Nuit de prière en présence des reliques du Bienheureux Vladimir Ghika

dimanche 7 mai :

9h30 : Messe présidée par Mgr Blanchet, en présence de Mgr Brizard, suivie de la vénération des reliques.

11h45 : Conférence de Mgr Brizard

12h30 : Apéritif et repas partagé

Les jours suivants, sur Paris :

9 mai : Saint-Ignace, Paris 6e

10 mai : Saint-Louis-d’Antin, Paris 9e

11 mai  : Saint-Louis-d’Antin, Paris 9e

11 mai au soir : paroisse gréco-catholique roumaine, Paris 16e

12 mai au soir : Saint-Germain-l’Auxerrois, Paris 1er

13 mai matin : Abbaye de la Source, Paris 16e

13 mai soir : Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

14 mai : Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

15 mai au soir : Chapelle de la Médaille-Miraculeuse Paris 7e

16 mai : Chapelle de la Médaille-Miraculeuse Paris 7e

 

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Ça y est, la rentrée est faite.

Les différents forums et les rendez-vous pour nous mettre en route sont passés. Le mois de la Création et le mois de la mission ont mobilisé nos énergies dans le même élan de conversion écologique et missionnaire, et nous voici sur la route du témoignage.
Oui, nous ne pouvons pas nous taire.

Devant le pillage des ressources de la planète, nous devons nous mobiliser pour que ces ressources soient partagées de manière équitable et respectueuse. En s’inspirant de l’appel de Pape François dans l’encyclique Laudato si’, l’équipe « Eglise verte » de notre doyenné a pu partager ce message avec les associations de la ville, dans le cadre de la semaine du développement durable.
Il nous est impossible de nous taire.

Le mois d’octobre, et en son sein la semaine missionnaire mondiale, nous rappelle chaque année que nous avons reçu gratuitement la foi, le pardon et l’espérance grâce à l’annonce de l’Evangile. Cette annonce du Christ est portée par la parole directe de ses disciples missionnaires. Mais elle est inopérante si elle n’est pas soutenue par une vie au plus près des hommes et des femmes dont nous partageons le quotidien.
Il nous est impossible de nous taire, surtout lorsque le visage du Christ que nous annonçons a été défiguré par des violences et agressions sexuelles sur mineurs au sein de l’Église catholique. Avec notre évêque, Dominique Blanchet et les évêques
de France, nous disons notre honte et notre consternation devant l’ampleur de ces
crimes. Nous sommes déterminés à travailler avec d’autres au service de la protection des plus jeunes, de l’accueil et l’accompagnement des personnes victimes.

Benoît Hagenimana, curé-doyen

La fraternité : une espérance chrétienne

Fratelli Tutti, récente encyclique du pape François, veut promouvoir une espérance de fraternité et d’amitié sociale entre les peuples. Pour nous chrétiens catholiques, elle rappelle une expression majeure de la vie en Eglise, en raison de notre foi en Jésus Christ. Comment situer la fraternité dans la vie et la mission de l’Eglise ?
Servir la fraternité renvoie à une des tâches de la triple responsabilité que l’Eglise doit assumer au sein du monde : annoncer la Parole de Dieu, célébrer les sacrements et servir la vie des hommes, notamment les plus pauvres. C’est cette « diaconie », ce service des frères, qui constitue le témoignage le plus lisible que le chrétien peut porter au monde, au nom de sa foi.


Il s’agit d’un témoignage de la foi et donc d’un témoignage de tous. En effet, si l’Eglise peut s’inscrire dans la solidarité grâce à des organismes spécialisés ou de nombreux croyants compétents qui s’engagent, à titre individuel ou collectivement dans des partenariats divers, le service de la fraternité ne peut être délégué à des spécialistes. Le service des frères est l’affaire de tous les baptisés. A la suite de Jésus qui assume le service le plus humble dans le lavement des pieds en disant à ses disciples : « C’est un exemple que je vous ai donné ;  ce que j’ai fait pour vous, faites-le aussi » (Jean 13, 15), tout disciple du Christ est appelé à mettre la « diaconie » au cœur de son action.
Si elle prend exemple sur Jésus Christ, la relation fraternelle pour un chrétien est une expérience spirituelle différente de celle de la solidarité. Les préoccupations de base des deux expériences, telles que le respect de la dignité de l’homme ou la proximité avec les démunis, peuvent être proches, mais l’esprit qui les fonde n’est pas le même. La fraternité chrétienne l’emporte en s’inscrivant davantage dans le respect et le secours de l’autre en tant que créature d’un Dieu qui est devenu l’un de nous. Pour cela, elle s’accompagne d’émerveillement chaque fois que des pas significatifs vers ce qui est bien et beau sont franchis en commun. Car cela correspond au dessein bienveillant de Dieu pour toute l’humanité, dès l’origine. Pour cela, la fraternité est une aventure spirituelle à conquérir et à approfondir en la traduisant dans des actes concrets.
Le geste majeur de la fraternité chrétienne est l’accueil. Même s’il demeure difficile d’accueillir l’autre chez soi, le chrétien se rappelle que lier l’hospitalité et la fraternité correspond à la réalisation de la promesse d’ouvrir sa porte à Dieu lui-même. Cela devient encore plus pertinent, lorsque l’autre qu’on accueille est étranger, « un frère de douleur ».
Il y a un autre geste hautement significatif de la diaconie est le « service de la visite », qui nous rappelle que la fraternité se pratique à hauteur de visage et pas autrement D’autres gestes peuvent s’avérer pertinents, surtout en cette période de pandémie où nous sommes mobilisés contre l’isolement et le repli sur soi. Ils revêtiront les couleurs de la fraternité s’ils nous amènent à privilégier, autant que possible, le contact personnel et la compagnie des plus pauvres.
N’oublions pas, enfin, que tous ces gestes culminent dans l’Eucharistie. En effet, rompre le pain en commun sans s’exclure entre hommes ou femmes, blancs ou noirs, riches ou pauvres, bien-portants ou malades, jeunes ou moins jeunes, est la marque la plus visible d’une communauté chrétienne fraternelle.

L’Eucharistie comme repas commun signifie, dans toutes les cultures, vie partagée et partage de vie. Elle ne doit pas sombrer dans la routine des pratiques chrétiennes, car elle nous offre les moyens de vivre l’unité et la fraternité. La demande et l’accueil du pardon en commun pour passer par-dessus nos divisions, l’écoute priante de la Parole du Christ qui stimule nos désirs de former un même corps et le repas partagé entre tous y préfigurent ce peuple de sauvés en marche vers le Royaume. Là encore, c’est à hauteur de visage que se jugera notre appartenance au Christ.

Fratelli tutti, tous frères !

Benoît Hagenimana, curé

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